Février 2026 / Temps de lecture estimé : 3 minute(s)
Les notes de frais constituent un sujet récurrent de contrôle pour les entreprises. Leur régime social et fiscal repose sur des règles précises, définies par le Code de la sécurité sociale et la doctrine administrative.
En 2026, ces règles s’inscrivent dans la continuité des dispositifs existants, avec des plafonds actualisés publiés par l’administration et une exigence constante de justification des dépenses.
Cet article fait le point sur ce qui est exonéré, dans quelles limites, et dans quels cas un remboursement devient imposable.
1. Le fondement juridique des notes de frais
Les notes de frais relèvent du régime des frais professionnels, tel que défini par l’URSSAF.
Selon la doctrine officielle, constituent des frais professionnels :
« les charges de caractère spécial inhérentes à la fonction ou à l’emploi du salarié, supportées par ce dernier dans l’intérêt de l’entreprise ».
Ce principe est repris et détaillé dans le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS), qui fait foi en matière de cotisations sociales, ainsi que sur le portail du Service-public.fr.
Deux modes de remboursement sont admis :
2. Frais de repas : plafonds d’exonération applicables en 2026
Les plafonds d’exonération des indemnités de repas sont fixés chaque année et publiés par l’URSSAF et Service-public. Pour 2026, les montants applicables sont les suivants :
Tout dépassement non justifié de ces plafonds doit être réintégré dans l’assiette des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu, sauf remboursement au réel dûment documenté
3. Frais de télétravail : cadre social en 2026
Le remboursement des frais liés au télétravail (électricité, chauffage, connexion internet, usage du domicile) est encadré par la doctrine URSSAF et le BOSS.
Pour 2026, l’exonération est admise dans les limites suivantes :
Au-delà de ces plafonds, l’exonération n’est possible que dans le cadre d’un remboursement au réel, sur justificatifs précis.
4. Titres-restaurant : plafond d’exonération en 2026
La participation de l’employeur aux titres-restaurant bénéficie d’un régime social dérogatoire. Pour 2026, la part patronale exonérée est plafonnée à 7,32 € par titre-restaurant, sous réserve de respecter les conditions suivantes :
5. Dépenses exonérées sans plafonnement
Certaines dépenses peuvent être intégralement exonérées si elles sont remboursées au réel et remplissent les conditions légales. Les frais sont alors exonérés lorsqu’ils sont :
Cela couvre notamment les frais de transport (train, avion, taxi), les frais d’hébergement lors de déplacements professionnels et certaines dépenses exceptionnelles liées à une mission. Par ailleurs, les indemnités kilométriques sont exonérées dans la limite du barème kilométrique officiel publié par l’administration fiscale et repris par l’URSSAF.
6. Ce qui n’est pas (ou plus) exonéré
La réglementation est particulièrement stricte sur certains points.
Dépassement des plafonds forfaitaires
Lorsque les indemnités forfaitaires dépassent les barèmes officiels et qu’aucun justificatif n’est fourni, la fraction excédentaire est :
Absence ou insuffisance de justificatifs
Un remboursement présenté comme une note de frais mais non justifié peut être requalifié en :
Cette requalification est systématiquement retenue en cas de contrôle de l’URSSAF.
7. Bonnes pratiques recommandées
Pour sécuriser la gestion des notes de frais, il est recommandé de :
En 2026, le régime des notes de frais repose sur des règles claires et des barèmes strictement encadrés, mais leur sécurité dépend avant tout d’une gestion rigoureuse et documentée au quotidien.
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